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Les 5 leviers pour optimiser votre rémunération de dirigeant

Une fiche pratique pour maximiser votre « reste à vivre » tout en minimisant la pression fiscale et sociale sur votre entreprise.

Quels sont les leviers d'optimisation de rémunération ?

La rémunération du dirigeant ne se limite pas à un salaire mensuel. Elle se construit à travers plusieurs mécanismes sociaux et fiscaux qui, bien structurés, permettent d’améliorer votre situation nette tout en sécurisant votre avenir.
Ces 5 leviers sont à analyser et à ajuster selon votre contexte professionnel et personnel, et à réévaluer à chaque exercice comptable ou évolution de situation.


 

1. L’arbitrage dynamique Salaire / Dividendes

Le principe :
Le salaire génère des droits sociaux (retraite, prévoyance, indemnités journalières) mais supporte des cotisations importantes.
Les dividendes peuvent offrir une fiscalité plus souple, sous conditions et selon votre statut (SAS, SARL, EURL), mais ne créent aucun droit social.

Concrètement :
Un dirigeant qui augmente fortement sa part de dividendes peut améliorer son net immédiat… mais réduire fortement ses droits retraite ou sa couverture en cas d’arrêt.
Le bon arbitrage dépend :

  •  de votre statut (TNS ou assimilé salarié),
  • du niveau de bénéfice,
  • de votre fiscalité personnelle,
  • et de votre besoin de protection.

2. Le levier des frais professionnels et indemnités

Le principe :
L’entreprise peut rembourser l’usage professionnel de biens personnels.

Exemples concrets :

  • Indemnités kilométriques pour l’usage de votre véhicule personnel
  • Quote-part de loyer si vous travaillez depuis votre domicile
  • Remboursement de frais réels plutôt qu’indemnité forfaitaire

Structurés correctement, ces flux permettent d’améliorer votre situation nette d’impôts, tout en étant des charges déductibles pour l'entreprise.
 

3. Les avantages en nature optimisés

Le principe :
Certaines dépenses personnelles peuvent être prises en charge par l’entreprise, sous réserve de respect des règles d’évaluation.

Exemple actuel : le véhicule électrique
La réglementation prévoit des abattements spécifiques sur l’évaluation de l’avantage en nature pour les véhicules électriques, ce qui peut réduire significativement la base taxable comparativement à un véhicule thermique.

Autre exemple :

  • Téléphonie professionnelle intégrant usage personnel raisonnable
  • Mise à disposition d’un véhicule utilitaire

Ces dispositifs doivent être étudiés au cas par cas pour éviter tout redressement.
 

4. L’épargne salariale (PEE / PER d’entreprise)

Le principe :
Mettre en place un dispositif d’intéressement ou d’abondement permet de structurer une rémunération différée dans un cadre fiscal spécifique.

Concrètement :

  • L’entreprise déduit la charge
  • Le dirigeant peut bénéficier, sous conditions, d’une fiscalité allégée
  • Les sommes capitalisent dans un cadre sécurisé

Ce levier est particulièrement pertinent lorsque la trésorerie est excédentaire et que l’objectif est de préparer le long terme.    
 

5. La prévoyance et la santé “Madelin” (TNS)

Le principe :
Les cotisations de prévoyance et de mutuelle des travailleurs non salariés peuvent être déduites fiscalement dans le cadre de la loi Madelin.

Concrètement :
Cela permet de renforcer votre protection (arrêt de travail, invalidité, décès) tout en optimisant la fiscalité globale.

C’est un levier souvent sous-exploité par les dirigeants concentrés uniquement sur leur net immédiat.
 

David G. Conseiller Cerfrance

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Optimiser votre rémunération, c’est poser la première pierre de votre stratégie globale de dirigeant. Revenu, fiscalité, protection et patrimoine sont intimement liés.

Une simulation structurée permet souvent d’identifier des marges d’ajustement insoupçonnées.